Lieux et monuments

 

Ancienne église.

Piscop ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Ruines de l'église : Piscop a été érigée en paroisse en 1211 et disposait alors d'une chapelle. Une petite église Renaissance a été bâtie à son emplacement au cours du XVIe siècle, comportant une nef de quatre travées, un chœur en hémicylce et des bas-côtés, communiquant avec la nef par des arcadesplein cintre. Le clocher en bâtière se dresse au nord de la première travée de la nef. Il comporte quatre niveaux, et l'étage supérieur est percé sur chaque face de deux baies abat-son plein cintre. Les autres baies sont également plein cintre. L'église est abandonnée en 1806, puis finalement remise en état et utilisé de nouveau pour le culte à partir de 1840. L'effondrement du toit en 1955 met définitivement un terme à l'utilisation de l'église. Le clocher reste intact, mais seuls le mur nord de la nef, le mur du chœur et environ la moitié du mur sud de la nef subsistent. Ces vestiges ont bénéficié d'une restauration en 1985 en vue de les pérenniser en l'état. Les arcades ont été bouchées pour des raisons de stabilité. Bien qu'incomplète, les ruines gardent un intérêt artistique, notamment pour les consoles sculptées en têtes ayant jadis supportés les arc-doubleaux. Les noms des saints représentés sont gravés en dessous.

 

  • Château du Luat:

 

 

 

  • Château-Vert:

 

 

  • Château de Blémur:


 

Histoire

Composé de plusieurs hameaux, le fief fut offert par Clovis à l'évêque Rémi. Un château (disparu) est édifié au XIIe siècle par le chevalier Anselme de Pissecoc, seigneur du lieu inféodé aux Montmorency. Au XIVe siècle, les terres de Piscop sont partagées en plusieurs fiefs indépendants. Aux XIXe et XXe siècles, des résidences secondaires sont bâties dans le village, mais la commune conserve, malgré la forte poussée de l'urbanisation connue par les communes voisines un aspect toujours villageois.


Du XIIème au XVIIIème siècle :
 

Ce village est situé sûr un coteau un peu plus élevé que le bourg de saint Brice: son exposition est vers l'orient. On y cultive de tout ce que la terre produit communément. II y a même quelques petits bois qui rendent le terrain fort varié. En 1470 il n'y avait à Pisco que 8 feux. Le dénombrement de h. Francè par Elections tourne ainsi l'article de cette Paroisse Pìrop, Poncel & le huât 6 feux. Les trois mêmes noms font également réunis dans le rôle des Tailles. Mais le Dictionnaire universel met simplement Piscop en Île de France 180 habitants, sans parler de Poncel ni «le Luat qui sont sous-entendus , &  le dernier dénombrement du Royaume n'y met que 40 feux. Je dirais ci-après un mot de ces deux écarts.

Tous ces lieux étaient de la Paroisse de saint Brice avant l’an 1114 que Pierre de Nemours Evêque de Paris érigea encore la Chapelle ? à Piscot, cela se fit du temps de  Gobert Curé. La Cure fut dotée par Pierre de Pislecot Chevalier & autres particuliers du même nom de Pissecot , qui donnèrent des fonds & qui dédommagèrent le Curé de saint Brice par une rente. Je me contente de nommer Eremburge de Bra , pour de Bria ou Braìa, laquelle donna aussi du bien . Avec ses fils Pierre & Renaud Chevaliers  La charte de l'Evêque déclare qu'il y avait dès lors deux lieux du nom de Pissecot qui dévaient être de la nouvelle Paroisse aussi bien que « Villa quat dicitur Luat & illa qitce appellatur » Blâma. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui Blémur. Le Pouillé était apparemment déjà arrêté alors, puisque cette Cure ne s'y trouve pas. Elle est à la présentation de l’Abbé de Saint Victor suivant les Pouillés du XV & du XVI siècles des années  1648 & 1692; & c'est une fuite naturelle du démembrement qui a été fait de celle de saint Brice appartenant à la même maison. J'en ai vu des provisions sur la nomination de cet Abbé de l'an 1479  & du 14 Avril ? à Adam Pluyette Prêtre. La Cure y est nommée de Pisconio , quoique dans le Pouillé latin d'environ l'an 1450 elle soit dite de Pissecop. 

« Voici un extrait en texte brut de l'ouvrage de l'Abbé Jean Lebeuf , Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, 1755 ;  vous pouvez le consulter plus clairement sur google livres. Le livre de l'Abbé Lebeuf est le grand ouvrage de référence sur les environs de Paris au XVIIIème.

P. 226

Blémur est une autre seigneurie sur la Paroisse de Piscot & nommé Blamu dans l'acte d'érection de cette Paroisse en 1214. En l'an -123? un Adam de Blemur Ecuyer permit avec Gignietet'p. ïíàbeau & femme aux Moines du Val de tenir en main-morte ce qu'ils avaient acquis dans son fief, à savoir six arpents dans les aulnayes de Piscot. Les Mrs. Braque acquirent des fonds D'Hozierin à Blemur dès l'an 1456, & ils étaient qualifiés comme les Seigneurs de ce lieu en 1472. En 1540 Robert Bouette Conseiller au Parlement obtint defaire célébrer en la maison. C'est lui ou son fils qui comparut à la Coutume de Paris de l'an 1580 avec Eustache Bouette Gentilhomme ordinaire de la Maison du Roy , dont une fille nommée Marie épousa en 1600 François Braque sieur de Piscot & du Luat. Sur la fin du dernier siècle Magdelene Gedoyn épouse de Jean Bouette chevalier Seigneur de Blemur fonda par son testament du 18 Février un Chapelain à Piscot à condition qu'il vienne célébrer la Messe au Château de Blemur, lorsqu'il en serait requis, excepté les jours de grandes Fêtes; ce qui fut admis par M. le Cardinal de Noailles le H Septembre 1700. Mais en 1717 il y eut une réduction de cette fondation du consentement de Françoise - Julienne Talon, la veuve de Jean Bouette Seigneur de Blemur. Cette Seigneurie appartient actuellement à un
jeune enfant posthume de M. de Blemur. C'est de cette famille qu'était Jacqueline Bouette 
connue par tant d'ouvrages de piété sous le nom de Madame de Blemur décédée en 1696 
simple Bénédictine du Saint Sacrement à Châ- állon-sur-Loiiain. »

 

 

XIXème siècle :

Louis Gasne, maître de forges, propriétaire des fonderies de fonte de fer de Tusey à Vaucouleurs (Meuse), entre 1874 et 1896 ; fait également de la fonte au sable et de la fonte à la cire perdue ; médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889 ; en 1901, reprend la Société anonyme de fonderie artistique, branche de la fonderie Victor Thiébaut (cf. E. Lebon, 2003, p. 162-163).Louis Gasne, riche industriel, est installé, 83 rue du Faubourg du Temple à Paris. Il est propriétaire des fonderies de fonte de fer de Tusey à Vaucouleurs (Meuse), entre 1874 et 1896 .


Maître de forges, il se consacre au laminage de profilés spéciaux en acier destiné au bâtiment, mais également à la fonte moulée en tous genres, objets d'art et d'ornement, fontaines monumentales dont celles de la place de la Concorde à Paris.
Ses établissements reçoivent la Médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889.
Louis Gasne est décoré de la Légion d'Honneur en 1907.

Il semblerait que Louis Gasne ait été le fournisseur le plus important pour les poutrelles métalliques de la tour Eiffel

La fonderie de Tusey a inondé la France de la troisième République de monuments : bustes, fontaines, statues,... mais aussi barrières, bancs, cheminées, lanpadaires, etc

 La Fontaine au Cygne (fin du XIXe siècle)  a été réalisée dans les ateliers de Louis Gasne, maître de forges à Tussey (Meuse)

 

 

 

Géographie

Piscop a conservé malgré la proximité de Paris (moins de 15 km) et de Sarcelles (3 km) un aspect très rural. Situé à flanc de coteau dominant la plaine de France, le village est couronné par la forêt de Montmorency.

La commune est limitrophe de Saint-Brice-sous-ForêtEcouenÉzanvilleDomont et Montmorency.

 

Hameaux et écarts: Blémur (ferme), Luat (château, institut d'enseignement secondaire), Château-vert, Pontcelles...

 

L'altitude de Piscop est de 100 mètres environ. Sa superficie est de 4.08 km ². Sa latitude est de 49.011 degrés Nord et sa longitude de 2.344 degrés Est. Les villes et villages proches de Piscop sont : Saint-Brice-sous-Forêt (95350) à 1.59 km, Ézanville (95460) à 2.46 km, Domont (95330) à 2.47 km, Groslay (95410) à 2.52 km, Sarcelles (95200) à 2.74 km. 
(Les distances avec ces communes proches de Piscop sont calculées à vol d'oiseau - Voir la liste des villes du 
département du Val-d'Oise)


·         D'azur à la gerbe de blé d'or liée de gueules